Stockwell Day met en garde contre les élans séparatistes
Le mouvement séparatiste albertain représente un danger pour le Parti conservateur fédéral, a affirmé l'ancien député conservateur Stockwell Day. Lors des dernières élections fédérales, plus de 1,4 million d'Albertains ont voté pour un candidat conservateur et ont élu 34 des 143 députés du parti. Stockwell Day croit qu'une Alberta indépendante et un parti séparatiste albertain semblable au Bloc québécois risqueraient de fragmenter le soutien conservateur. L'ancien chef de l'Alliance canadienne, qui a également été ministre au sein du cabinet de Stephen Harper de 2006 à 2011, s'est dit Le gouvernement de la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, a présenté un projet de loi plus tôt ce mois-ci pour faciliter le lancement d'un référendum d'initiative citoyenne, y compris un vote sur la séparation de l'Alberta du Canada. Cette décision a suscité une vive opposition de la part des dirigeants autochtones. Ils affirment qu'aucun référendum de ce type ne pourrait annuler les traités qui couvrent une grande partie de la province. Les provinces ne peuvent pas se séparer unilatéralement du pays. Si un référendum réussissait, il déclencherait des négociations entre la province, le gouvernement fédéral et les groupes des Premières Nations, entre autres. M. Day a soutenu qu'il ne pense pas que les séparatistes albertains obtiendraient 50 % d'appui lors d'un référendum, mais il croit que le gouvernement libéral fédéral doit encore écouter les Canadiens de l'Ouest qui estiment ne pas obtenir un traitement équitable de la part d'Ottawa. Il a ajouté que le premier ministre Mark Carney aurait pu se rendre service en nommant davantage d'Albertains au sein de son cabinet. La députée d'Edmonton-Centre, Eleanor Olszewski, a été nommée ministre de la Gestion des urgences et de la Résilience communautaire au sein du cabinet de 28 membres de M. Carney. Le seul autre député libéral albertain, Corey Hogan, de Calgary Confederation, ne fait pas partie du cabinet. Danielle Smith a répété à maintes reprises que les Albertains sont frustrés par l'enclavement des ressources naturelles de la province et par le fait que ses exportations de pétrole et de gaz sont vendues presque exclusivement aux États-Unis à prix réduit. Il a déclaré que l'Alberta devrait avoir davantage de contrôle sur ses ressources naturelles et dans ses domaines de compétence provinciale, notamment les soins de santé. Il a ajouté qu'il aimerait que l'industrie pétrolière et gazière obtienne la même reconnaissance du gouvernement fédéral que l'industrie automobile, moteur de l'économie ontarienne. Interrogé au sujet de son vote lors d'un éventuel référendum sur la séparation de l'Alberta, M. Day s'est montré évasif. Avec les informations de La Presse canadienneLe dire me fera perdre des amis, [mais ce mouvement] ne fera que diviser le vote et renforcer la position libérale
, a-t-il confié durant une entrevue à Edmonton.aussi indigné et aussi bouleversé
que les partisans du mouvement séparatiste albertain.J'appuie tout ce que les séparatistes disent en matière de droits provinciaux
, a-t-il reconnu, ajoutant que la tenue d'un référendum pourrait aider les gens d'autres régions du pays à comprendre à quel point nous sommes lésés
.Tendre l'oreille à l'Alberta
Cela aurait pu être un geste très simple de la part du premier ministre : "Je vous entends"
, a-t-il suggéré.Je pense que la première ministre Smith fait ce qu'il faut. Elle est très claire au sujet des griefs
, a souligné M. Day.Il faudrait que je voie la question
, a-t-il répondu avant d'ajouter qu'une association plus autonome au sein du Canada serait idéale
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